Hébergements touristiques en Wallonie — Nouvelles obligations au 01/01/2026

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Depuis le 1er juillet 2025, l’exploitation d’un hébergement touristique est subordonnée à une nouvelle obligation claire : l’enregistrement préalable auprès de Tourisme Wallonie. Cette obligation ne distingue ni selon la taille du bien, ni selon le caractère occasionnel ou régulier de l’activité. Face à cette évolution du cadre règlementaire, une mise en conformité juridique rigoureuse s’impose pour de nombreuses exploitations.

Une période transitoire a toutefois été prévue pour les hébergements qui étaient déjà en activité et régulièrement déclarés au moment de l’entrée en vigueur du Code. Pour ces exploitations existantes, un mécanisme d’enregistrement transitoire a permis de poursuivre l’activité sans nouvelle démarche immédiate, à condition notamment de respecter les exigences en matière de sécurité-incendie. Cette période transitoire prend fin le 31 décembre 2025.

À compter du 1er janvier 2026, cette tolérance disparaît. Tout exploitant qui ne peut démontrer que son hébergement est valablement enregistré — ou que les conditions de la transition ont été effectivement respectées — s’expose à une exploitation juridiquement irrégulière. Le défaut d’enregistrement constitue une infraction au sens du Code wallon du tourisme, susceptible d’entraîner des sanctions administratives et pénales.

Concrètement, l’année 2026 marque un basculement : l’enregistrement n’est plus une formalité différable, mais une condition préalable pleinement opposable à l’exploitation. Les exploitants doivent être en mesure de justifier d’un numéro d’enregistrement, de la conformité de leur hébergement aux exigences applicables — en particulier en matière de sécurité — et de la cohérence entre leur situation administrative et leur activité effective, notamment sur les plateformes de réservation.

Cette évolution s’inscrit par ailleurs dans un contexte européen plus large de renforcement du contrôle des locations de courte durée, avec une attention accrue portée à l’identification des hébergements non conformes. Pour les exploitants de gîtes, 2026 n’est donc pas une simple échéance administrative, mais un véritable point de bascule en matière de sécurité juridique de l’exploitation.